Mise à jour : 29 mai 2025.
Photos : sources diverses.

Chère tante Andrée Langis Couture (1933-2024), épouse de mon oncle Yves Couture (1924-1977), ces immortelles cultivées il y a longtemps, dans les Jardins diversiformes, m’ont inspiré cet article en souvenir de toi. Merci pour tout ! • Image à la une et montage photonumérique : L. Couture.

J'aime bien cultiver le souvenir des adultes de mon entourage qui ont eu une influence sur ma jeunesse. Je laisse parfois mon écriture leur rendre un hommage posthume.

Par-dessus tout, j’aime que le sujet de la création soit mon déclencheur pour parler de l’impact que leur passage dans ma vie a eu sur mon cheminement *.

Louis Couture

* À partir du même déclencheur – la création – j’ai déjà rendu hommage à tante Alice Julien, grande céramiste, et à ma sœur Francine Couture-Levac, talentueuse touche-à-tout…

CRÉATION
ET LIENS FAMILIAUX

Les années 1960, une époque pas si lointaine, où les conjoints et conjointes de mes oncles et tantes Couture et Julien devenaient pour toujours des proches.

Les temps ont bien changé : les familles reconstituées, les unions éphémères, les séparations et les divorces ont peut-être relégué la notion d’oncles et de tantes à un autre registre familial et social. Autres temps, autres mœurs !

Pourtant, j’ai beaucoup appris auprès de ces femmes et de ces hommes qui, par « alliance » et, espérons-le, par amour, devenaient des membres à part entière de mon paysage familial.

COMME UNE RÉVÉLATION

Andrée est entrée dans ma vie quand j’avais neuf ou dix ans, au début des années 1960.

À plusieurs occasions, le dimanche, notre famille était invitée chez tante Andrée et oncle Yves pour un repas dans leur demeure de la rue Mutchmore.

Puis, il y a eu quelques jours de Noël partagés dans leur maison du boulevard Moussette, tout près de l’hôpital de Hull où Andrée travaillait comme infirmière.

Lors de ces rencontres, Andrée nous parlait de sa jeunesse à Matane, nous présentait ses tableaux, parfois en nous jouant un air au piano.

Ses magnifiques paysages – petit format – souvent réalisés sur le motif, en compagnie d’une partie de sa fratrie, ont alors fait leur entrée dans notre légende familiale.

DIVERSIFORME
AVANT L’HEURE

Tout comme mes aînés, Francine et Julien, j’étais sous le charme de cette personne aux multiples talents.

Musicienne, peintre, une femme cultivée, souriante et accueillante, tante Andrée avait des projets bien à elle et même une carrière.

À l’époque, ce style de vie était très nouveau. La possibilité qu’une femme mariée travaille commençait à résonner fort chez une bonne partie de la jeunesse qui baignait déjà dans la Révolution tranquille.

LA PIQÛRE
DE LA PEINTURE

Par son entremise, l’idée que la peinture n’était pas uniquement l’affaire de marginaux, de bohèmes, nous a peut-être sortis des idées préconçues d’alors.

Au fil du temps, à tour de rôle, dans nos explorations de jeunesse, chacun/chacune à sa façon a tenté la peinture.

Le tout, avec la « bénédiction » de nos parents, Denyse et Fernand, qui encourageaient leurs trois jeunes à développer leurs talents.

Aujourd’hui, je pense que c’est bel et bien toi Andrée Langis, devenue Couture, qui nous a mis sur le chemin de l’exploration picturale et je t’en remercie.

Se marier sans démissionner…

La venue d’Andrée Langis en Outaouais est peut-être le fruit du hasard. Un poste à la salle d’opération de l’hôpital de Hull venait d’être affiché, car l’infirmière démissionnaire se mariait.

Les temps commençaient à changer. Et c’est Andrée qui l’a remplacée pour en faire sa carrière.

Et de là, elle a croisé sur son chemin professionnel Hélène Couture, Denise Asselin Couture et son futur mari… Yves Couture.

L’inoubliable sourire d’Andrée, lors d’une rencontre familiale chez Denise Julien et Fernand Couture. • Photo : L. Couture.

Vive la mariée ! • Photo : merci aux cousines Monique et Marie Couture.

À Québec, en 1960, une photo de famille lors du mariage d’Andrée Langis et de Yves Couture célébré à la chapelle St-Alphonse de l’église St-Charles-Garnier. • Photo : merci à Hélène Laganière et à la famille Langis.

Paysage peint sur le motif.

Par Andrée Langis Couture,
huile sur toile, approx. 10 x 8 po, 1981.

Collection personnelle :
Francine Couture Levac et Hans Levac.

Juin 1959. Une première auto pour Andrée. Photo : Société d’histoire et de généalogie de Matane.

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