Mise à jour : février 2026

FRAGMENT DE BONNE ST-VALENTIN GANG... Février 2023.

Créer, tout en étant à l’écoute de son milieu. Apprendre de lui, le questionner, s’en inspirer et partager ses créations.

Voilà une façon originale d’être en lien avec son monde en devenant une sorte de « médium » de son époque.

Et lorsque la démarche est à 100 % autodidacte, on ne peut que dire : « chapeau Marguerite ! ».

Cet article est pour moi une autre occasion de parler des personnes qui ont influencé à la fois ma création et mon cheminement.

Récemment, Marguerite Paradis est devenue une de ces sources d’inspiration.

Travailleuse sociale, professeure, autrice et plus encore, Marguerite aurait-elle eu plusieurs vies ? Peut-être bien.

Depuis plus d’un an déjà, la pratique de ce que Marguerite nomme son recyclage créatif est venue me chercher et m’a beaucoup intrigué.

Encore aujourd’hui, il y a là comme une fraîcheur, une fantaisie, un humour et souvent une réflexion socio-politique, bref autant d’aspects qui ont piqué ma curiosité, mon étonnement, et réveiller ma propre créativité.

Cette réflexion est un hommage à son approche empreinte d'originalité.

Parole de Louis !

À PARAÎTRE

PASSAGES
DES PAS SAGES
Ce que j’aimerais
dire au monde

Récits de vie recueillis
par Marguerite Paradis
pour le Café Parenthèse.

Pour commader : JFD Éditions

LES RECYCLAGES CRÉATIFS
DE MARGUERITE EN ONZE
PAROLES DIVERSIFORMES

*

Un partage peut parfois se transformer en moment de sérendipité *.

Autrement dit : on a soudainement sous les yeux – ici, en images et en mots – exactement ce dont on avait besoin, afin de mieux poursuivre son bonhomme de chemin.

*

Et quelle chance lorsque cette inspiration provient directement de son entourage, d’une personne avec qui l’on peut communiquer !

*

En s’inspirant des livres pour enfants qui peuplent la bibliothèque municipale près de chez elle, Marguerite y va d’un soupçon d’improvisation.

Son approche est-elle une croisement entre une forme de scrapbooking et d’art thérapie ? Peut-être bien !

*

Elle a une façon personnelle de détourner des objets ou des textures colorés du quotidien, souvent tout droit sortis de la société de consommation (comme l’emballage, l’étiquetage) et de transformer cette belle matière en création, en communication et en partage.

*

Comme le faisait l’art oriental, elle garde souvent liés le mot et l’image. Avec elle, ce n’est pas l’écrit d’un bord et l’image de l’autre, mais souvent un compagnonnage entre les deux. Et parfois, juste un titre suffit à donner le sens au tout.

*

Avec sa pratique, Marguerite est-elle devenue une ARTISTE pour autant ? Elle s’en défend bien. Pourtant, la sagesse lui souffle à l’oreille de laisser les autres trancher la question. Son intervention est-elle artistique ou sociale ? Mystère !

*

A-t-elle raison de ne pas être en quête de reconnaissance artistique et plutôt préférer simplement continuer à surfer sur sa création ? Va savoir !

*

Enfin, ce geste est-il le dernier refuge d’un désir de changement social profond afin que, par la culture (autre mot suspect), le meilleur règne enfin sur une mer de potentialisme ? On n’en sait rien.

*

Après tant de questions auxquels les spectateurs sont conviés à formuler leur propre réponse, voici comment cela prend forme.

Tout s’élabore la plupart du temps sur une surface en forme de carré.

Les couleurs sont variées, pétillantes, ou alors plus nuancés et même parfois très sobres. Mais, l’ensemble est toujours très efficace.

Escalier, échelle et pont du lien social • M. Paradis • Techniques mixtes • 2024

*

Peut-on parler de « ready-made » à la façon du peintre Marcel Duchamp** ? Pas tout à fait ! Ses magnifiques juxtapositions sont-elles collées, fixées ou existent-elles uniquement le temps d’une photo ? Voue-t-elle un nouveau culte à l’éphémère ? Demandez-le-lui ! 

*

Bref, en partageant avec nous ses fameux recyclages créatifs, Marguerite tisse des liens inspirants. À nous de décoder, de donner sens, de répondre à cet appel entre le JE et le NOUS. À nous de saisir ses balles au bond pour plonger, si tel est notre désir, dans le jeu de la création. À tous et à toutes un excellent déclencheur 2024 !

* La sérendipité…

Le mot est maintenant accepté en français. Bien qu’il ait gagné sa place, depuis un bon moment, dans la culture anglo-saxonne.

C’est Horacio Walpole (1717-1797), homme politique et écrivain, qui a introduit dans la langue anglaise le mot « serendipity ».

Lui-même aurait puisé ce mot à partir d’un conte persan (Iran), traduit en italien en 1557 et dans lequel on y parle des Trois Princes de Serendip

« Le conte Les Trois Princes de Serendip nous parle de trois hommes partis en mission, qui, sur leur chemin, ne cessent de trouver des indices en apparence sans rapport avec leur objectif, mais en réalité nécessaires. »

« Serendip désignait en vieux persan l'île de Ceylan, de nos jours le Sri Lanka : le mot vient de l'arabe Sarandib, déformation du tamoul Seren deevu, qui vient lui-même du sanscrit Suvarnadweepa signifiant « île dorée ».

Source : Wikipedia

** Le ready-made…

Le READY-MADE, c’est-à-dire un objet tout fait, du peintre Marcel Duchamp (1887-1968), nous plongent au coeur d’une grande controverse qui encore aujourd’hui suscitent les passions.

En 1917, Duchamp y va d’un geste provocateur. Derrière le pseudonyme Richard Mutt, il décide qu’un urinoir en porcelaine – un objet fabriqué industriellement – deviendra oeuvre d’art pouvant être exposée. Il le présente renversé et le rebaptise alors Fontaine.

Pour Duchamp, un artiste peut désormais « anoblir » un objet utilitaire. Il s’agit simplement de le décider et de lui apposer une « signature » afin que cet objet du quotidien accède au statut d’oeuvre d’art.

Ainsi, l’artiste n’a plus nécessairement à sculpter une forme de ses mains, car il peut maintenant décider que tel objet tridimensionnel est sculpture.

La Fontaine de Duchamp devient le premier ready-made reconnu et analysé par la critique qui s’enflamme sur le sujet.

Plus de cent ans ont passé, la poussière est retombée. Cette conception de la création serait, selon les historiens de l’art, le premier pas dans le passage de l’art moderne à l’art contemporain.

Ce geste ouvre la voie à une série de mouvements artistiques provocateurs. Des courants qui viendront brasser la cage du marché de l’art, de la convenance sociale et de la tradition, pour le meilleur et pour le…

Ce sera Dada, le surréalisme et une panoplie de mouvements artistiques avant-gardistes dont le Pop Art des années 1960…

** Marcel Duchamp…

« Par son urinoir / Fontaine, Duchamp met fin dans l'histoire de l’art à l'hégémonie du visuel et de la quête du beau. Il ouvre une nouvelle ère artistique dans laquelle l'art contemporain plonge ses racines.

L'art conceptuel notamment reconnaît dès son émergence dans les années 1960 la parenté de Marcel Duchamp.

Amateur de jeux de mots, Duchamp valorise l'idée au détriment de la technique, reléguant l'expression « aussi bête qu'un artiste » aux annales de l’histoire.

La conception d'une œuvre devient l'objet d'un processus intellectuel plutôt que d'un savoir-faire et d'une finalité formelle. »

Références :

Duchamp • Wikipedia

Fontaine • Wikipedia

La signature…

L’histoire de l’art nous a révélé que les tableaux de Léonard de Vinci (1452-1519), par exemple, ne sont pas signés.

Pour une bonne partie de la Renaissance (du 14e au 16e siècle) le fait d’apposer sa signature – sa griffe – sur un tableau n’est pas encore la coutume.

Selon l’historien E. H. Gombrich, il faut attendre le passage du bouillant peintre Caravage (1571-1615) pour voir apparaître une signature au bas d’un tableau.

En s’affranchissant de la dictature du mécène (aristocratique ou ecclésiastique), l’artiste décide alors de s’affirmer, mais pour aussitôt passer sous la dictature de tous

Pourtant, toujours sur le sujet de l’usage de la signature, il y aurait bel et bien eu un précurseur qui a fait moins de bruit, en la personne du peintre Antonello de Messine (1430-1479).

Cet artiste est celui qui aurait introduit la peinture à l’huile en Italie, de par ses contacts avec les Pays-Bas et sa connaissance de l’œuvre de Jan Van Eyck (1390-1441). Déjà, à son époque, il aurait identifié ses tableaux par le mystérieux sigle ADM (Antonello da Messina).

Références :

L’Histoire de l’art. Des primitifs à l’art actuel. Par E. H. Gombrich.

L’enfant de Bruges. Roman thriller de Gilbert Sinoué.

Pour en connaître plus
Je Nous Explose

PEUT MARCHER

Un des premiers Recycalges créatifs de Marguerite qui a capté mon attention.

On y retrouve plein d'étiquettes de médicaments et de mises en garde... alors que j'apprivoisais justement de nouveaux médicaments qui causent de la somnolence…

JOURNÉES DE LA CULTURE 2023

L'ami Jean Rousseau
devenu pour l'occasion
« grand gestionnaire de projet ».

Le monde de Marguerite...

PARMI SES RÉCENTS
RECYCLAGES CRÉATIFS

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Louis Couture

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