Sur le sentier des hydrangées – I

SURVOL – Sur la route des vacances, il y a souvent, au loin, une maison perdue dans la campagne, entourée d’un immense massif de fleurs blanches immaculées. Voilà l’effet hydrangée !

Photos :  L. Couture

Les hydrangées, que plusieurs appellent aussi hortensias, sont très bien adaptées aux étés outaouais, souvent très chauds et humides. En juillet, ils font le bonheur des sentiers qui longent les Jardins diversiformes.

En massif, les hydrangées peuvent être spectaculaires et si on leur donne un grand espace, après quelques années, elles risquent de l’occuper en entier. Du moins, c’est le cas pour l’hydrangée de type ‘Annabelle’, notre préférée, tellement prolifique.

Nous avons pourtant eu beaucoup moins de chance avec les spectaculaires hydrangées bleues de type ‘Endlest Summer’. Comme nous l’avons souvent mentionné aux personnes qui nous nous rendent visite nous avons choisi, au fil du temps, de composer des jardins avec des plants qui se plaisent et se multiplient facilement dans notre environnement.

UN PEU D’HISTOIRE *

Hormis les quelques espèces qui croissent en Amérique, la plupart des hydrangées sont originaires d’Asie. Le territoire chinois possède trente-trois espèces d’Hydrangea indigènes, mais l’espèce cultivée la plus répandue est hydrangea macrophylla et elle vient du Japon.

Les premières descriptions en langues occidentales des hydrangéas asiatiques ont été faites par le médecin allemand Engelbert Kaempfer qui a séjourné à Nagasaki en 1690-1692.

C’était alors la seule ville du Japon ouverte aux étrangers. Il y a décrit quelques plantes locales (Flora Japonica dans Amoenitatum Exoticarum 1712) dont les hydrangéas, sous leurs noms vernaculaires de « Sijo, vulgo Adsai, Ansai, Adsikii » (Wilson 1923).

 

C’est le botaniste néerlandais Jan Frederik Gronovius qui a créé le terme Hydrangea pour désigner une plante nord-américaine avec de petites fleurs blanches (Flora Virginica, 1739), le spécimen lui ayant été envoyé de Virginie par le botaniste John Clayton.

Il forgea en latin scientifique, le terme d’hydrangea à partir du latin hydro « eau  » et du grec ἄγγος (aggos) « vase  », soit « vase d’eau » d’après la forme caractéristique des capsules en forme de coupe.

UN BÉMOL…
Depuis quelques années, les hydrangées des Jardins diversiformes sont attaquées par une petite chenille verte qui colonise l’extrémité des tiges en formant, avec deux feuilles repliées sur elles-mêmes, une sorte de cocon.

Nous avons bien observé ce qui se passait et on s’est aperçu que le plant réussit très bien à fleurir malgré cette présence et en 2016, l’infestation semble être moins importante que par le passé.

* Source de ces textes : Wikipédia et notes de lectures.

Sur le sentier des hydrangées – 2

ARTICLES SIMILAIRES

error: Contenu protégé !
Share This