Mise à jour : 20 avril 2024.
Portrait de Soeur Marie-Jeanne : Soeurs de la Providence • Archives historiques.

Cet article, c’est un peu Mon livre familial – Clairoux… Comme il est fascinant d’apprendre des Clairoux et de l’histoire oubliée de Soeur Marie-Jeanne Clairoux, décédée il y a soixante-cinq ans !

Une réflexion, un déclencheur… En 2024, peut-on encore penser que les maladies du cœur soient fatalement transmises génétiquement ? L’épigénétique vient nous rassurer.

Arrière-plan… Explorations RE-créations : techniques mixtes sur papier • Montage photonumérique. • L. Couture

Un jour, sur une ancienne photo de famille, une tablée estivale et un visage inconnu. 

Mais, qui donc est cette religieuse au bout de la table ?

Puis, des archives qui nous révèlent la vie oubliée de Sœur Marie-Jeanne Clairoux (1890-1959), la jeune soeur de ma grand-mère Léocadie.

Louis Couture

Un rendez-vous familial au chalet de Cécile Thibault Dupont, à Luskville, en Outaouais. Merci aux cousines Marie et Monique Couture pour ce souvenir !

Parmi les invité.e.s…

Sur la photo de groupe on reconnaît à gauche le profil de Paul Couture (1917-1994), Colette Simard Couture (1931-1985) épouse de pierre et mère de Dominique et de Guylaine.

Au centre, il s’agit de la Soeur Véronique du Calvaire (1890-1959), religieuse chez les Soeurs de la Providence, ou plutôt de Marie-Jeanne Clairoux, la soeur de Léocadie et de Georgette ; puis Josaphat, Romuald Robillard (à confirmer), suivie de Léocadie et de Georgette.  

Dans les archives, un portrait insoupçonné prend forme sous nos yeux. On a l’intuition que cette existence du passé, si différente de la nôtre et à l’allure si austère, peut nous apprendre quelque chose sur notre propre vie.

DONNER LA VIE
ET DONNER À LA VIE

 

Il y a des femmes qui, comme sa sœur aînée Léocadie, donnent la vie (à neuf enfants)… et d’autres qui par leur engagement donnent à la vie

Sœur Marie-Jeanne appartenait assurément à cette dernière catégorie.

À propos de sa vie, voici un résumé de ce que nous révèle sa nécrologie.

1900, Hull brûle…

Dans sa nécrologie, nous apprenons qu’à dix ans, Marie-Jeanne a vécu l’incendie qui à cette époque a ravagé la ville de Hull.

Elle racontait que… sa famille, comme les autres, perdit la grande partie de son avoir.

En précisant que… la maison fut vite reconstruite et pourvue du nécessaire… et madame Clairoux (sa mère Justine Parent), adroite, débrouillarde, s’efforçait de faire beaucoup ou joli avec peu de chose, de sorte que le foyer reprit peu à peu son aspect de résidence heureuse…

À CŒUR FRAGILE, VIE ACTIVE

Marie-Jeanne avait un cœur fragile, peut-être comme son père Nelson Clairoux décédé en 1927 d’un trouble cardiaque d’origine indéterminé.

Notre chère sœur savait bien que la mort pouvait être soudaine : son cœur lui faisait pressentir chaque jour un départ en hâte ; aussi son âme comme un vaisseau en partance pour l’infini, était toujours prête.

Marie-Jeanne souffrait-elle d’une maladie cardiaque chronique qui allait l’emporter, faute de traitements médicaux qui n’existaient pas encore à l’époque ?

Les symptômes décrits dans sa nécrologie ne le suggèrent-ils pas ?

Pourtant, tout au long de sa vie active, elle a laissé à sa communauté le souvenir d’une organisatrice hors pair et d’une grande besogneuse.

On lui a confié de véritables missions, à une époque où travail social, infirmier et hospitalier était souvent synonyme de vocations religieuses… surtout féminines.

On se souvient particulièrement de son dévouement auprès des personnes sourdes et muettes.

En plus de « l’appel de Dieu », Marie-Jeanne aurait-elle opté en même temps pour un autre type de famille ? La réponse lui appartient à jamais.

Elle est entrée au noviciat en mai 1919. Aujourd’hui, on se souvient de Sœur Marie-Jeanne Clairoux.

Elle était de la congrégation des Sœurs de la Providence. Le lieu de sa sépulture est le Repos St-François-d’Assise, situé à Montréal.

Parlons d’épigénétique, coeur à coeur...

L’histoire de Sœur Marie-Jeanne Clairoux m’a fait réalisé que même si certains gènes pouvaient être transmis d’une génération à l’autre – comme par exemple une faiblesse cardiaque – on peut aussi essayer de déjouer ce qui semble être une fatalité.

Comment ? En activant d’autres gènes ; par notre style de vie (alimentation, être en mouvement, bien gérer le stress de la vie en société, et plus) ; sans oublier de composer avec les avancées contemporaines de la médecine et de la pharmacologie.

Lorsqu’il nous parle en termes très accessibles de  l’épigénétique, c’est ce que laisse entendre le célèbre cardiologue Alain Vadeboncoeur dans son excellent livre COEURS • Du premier au dernier battement.

* * *

Comment modifier son épigénétique ?

Il suffit d’un peu de sport pour moduler l’expression des gènes. Mais pas question d’en faire occasionnellement : pour être bénéfique, l’effort physique doit être régulier, de l’ordre de 30 à 40 minutes par jour. À chacun de choisir son activité mais la marche fait l’affaire. • Source : Dr Google.

Réunies le temps d’un article, les deux soeurs de Marie-Jeanne…

Pour compléter le portrait de famille, il faudrait ajouter la photo de leur frère aîné Léopold Clairoux (1885-1959).

Photos : albums de famille de diverses sources.

Léocadie Clairoux Couture
(1888-1960)

Georgette Clairoux Robillard
(1896-1971)

Et, à leur tour réunis, les parents
de Marie-Jeanne…
Nelson…

Nelson était forgeron pour la compagnie J. R. Booth de Hull*.  C’était le père de Léocadie, Marie-Jeanne, Georgette et Léopold Clairoux.

Forgeron de métier, il aurait habité au 58 de la rue Victoria. Une maison que le feu n’a pas épargnée, dans le terrible incendie de 1900*.

Première rangée : à gauche de Léocadie, leur mère JUSTINE PARENT (1858-1956), veuve de Nelson Clairoux.

NELSON CLAIROUX (1852-1927),
marié à Justine Parent.

À lire…

Pour ceux et celles
qui aimeraient faire
de leur coeur un ami

COEURS : DU PREMIER
AU DERNIER BATTEMENT

Par Alain Vadeboncoeur,
Éditions de l’Homme.
2023.

Une MONTRE INTELLIGENTE pour accompagner son coeur et moins vivre dans l’angoisse de l’inconnu.

Comme la montre Série-8 d’Apple… ou plus récente…

* * *

Dans cette photo, le charme des mirOckles

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Louis Couture

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