Mise à jour : juillet 2024
Photos : L. Couture

La carotte sauvage et sa « dentelle » blanche. Une plante facile à cultiver. Dans les Jardins diversiformes, elle est devenue une présence emblématique qui met en évidence tout ce qui fleurit autour d’elle…

Réensauvager le monde. Se réconcilier avec l’environnement. Transformer notre conception urbaine du jardinage.

Laisser la flore des alentours reprendre ses droits, là où elle existait auparavant et même l’aider à le faire…

Dans ce contexte, la découverte récente du mot « rewilding » a apporté à cet idéal la dose de réflexion qui lui manquait.

Jardiner en renaturalisant le monde, un vaste chantier devant nous !

DANS CET ARTICLE,
NOUS LAISSONS LA PAROLE
AUX JARDINS DIVERSIFORMES

* * *

Trouvé sur le site des magasins Lee Valley un article vraiment éclairant sur le sujet…

Quelques bémols à propos du mot Réensauvager...

Renaturaliser : ce mot est mon choix pour traduire le terme anglais « rewilding » que la langue française a préféré transmettre par le mot « réensauvager ».

À une époque de Réconciliation avec le monde autochtone, on peut se demander si le terme « réensauvager » rend bien l’idée de se réconcilier avec la nature.

Ce mot ne traîne-t-il pas un aspect passéiste et colonial, alors que l’on voudrait regarder vers l’avenir ?

Mais cette cause vaut plus qu’un débat de sémantique.

* * *

La renaturalisation ou la renaturation, la revégétalisation : de nouveaux mots à découvrir…

Certaines plantes à éviter, car dangereuses pour les humains...

Quelques pantes bien de chez-nous provoquent chez l’humain des allergies assez violentes, quant elles ne sont pas carrément toxiques. D’autres ont un système racinaire croisé et tentaculaire qui étouffe tout sur son passage comme le phragmite.

Je pense ici au panais sauvage, à l’herbe à poux, à l’herbe à puce, à la grande berce du Caucase, au phragmite, une graminée très envahissante qui borde les fossés des autoroutes.

D’ailleurs, souvent pour sarcler, ou lorsqu’on a des doutes en voyant une plante que l’on ne reconnait pas, idéalement en jardinant on porte des gants et on tente de l’identifier…

 

Au tout début, nous avons été trois immenses potagers avec quelques fleurs décoratives.

Au fil du temps, les jardiniers des lieux ont laissé se multiplier des plantes à fleurs prolifiques adaptées à notre climat, pour les introduire ici et là.

Puis, un peu partout, des arbustes et des arbres de toutes sortes nous ont apportés de la verticalité, de la structure et un peu d’ombre.

Merci aux jardiniers !

Décoration chez-soi, 1993.
Article : Un jardin à saveur
écologique. Photos : S. Morel

« Soit le jardin te nourrit soit il bouffe tout ton temps » : après quelques années, ce dilemme a trouvé une résolution par la transformation des potagers que nous étions en un style de jardin à l’anglaise (c’est-à-dire composé de vivaces qui fleurissent du printemps à l’automne).

Nous nous sommes donc transformées en une juxtaposition de plates-bandes fleuries qui invitent les visiteurs à emprunter les sentiers qui les ceinturent.

Cette approche horticole s’est transformée en exploration ARTicole, ouverte à l’observation et à la contemplation.  L’espace que nous occupons est devenu une sorte de laboratoire vert.

D’ailleurs, le terreau qui nous compose avait dû garder en lui une partie de la mémoire de ce qu’il avait été : un champ fleuri. Car les semences en dormance ont petit à petit repris leur place pour nous offrir tout leur potentiel. Merci à la Terre !

Les sarclages ont été enfin réorientés vers l’identification de diverses fleurs indigènes plutôt que vers leur éradication systématique.

Le respect de cette diversité n’a pas pour motif de laisser un nouveau romantisme émerger.

Quelques années plus tard.

Ce choix, cette posture, laisse plutôt se mettre en scène un des vastes spectacles du vivant dans lequel s’affrontent des plantes de toutes sortes en quête de soleil, d’eau et de nutriments.

Printemps, été, automne, ce que la planète a donné – sous forme de fleurs, tiges et feuillages – servira de compostage sur place pour le retour des beaux jours.

Cette matière organique, une fois coupée ou rabattue, sera confiée à la rigueur de l’hiver qui se chargera d’une bonne partie du travail qui reste à faire.

Merci aux saisons !

Renaturaliser ne veut pas dire laisser à l’abandon, mais plutôt abandonner l’idée de tout contrôler. Être enfin l’allié de la nature : tout un idéal !

L’humain s’est longtemps perçu comme étant le maître du monde. Mais le moment anthropocène semble atteindre ses limites.

Et si sapiens retrouvait son âme autochtone pour faire partie du monde, en tant qu’espèce parmi les espèces ?

Et, avec les oiseaux, s’il s’adonnait à réensemencer ce monde, pour en devenir le meilleur des jardiniers invisibles ?

Bon jardinâge !

* * *

La permaculture : un autre mot à découvrir…

Et, trouvé sur le site des magasins Lee Valley un article éclairant sur le sujet…

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Louis Couture

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