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Les Jardins diversiformes en pleins magie printanière

SURVOL – Transformer son environnement en remplaçant la pelouse pour ne plus avoir à tondre l’herbe : c’est dans l’air du temps.

Oui, mais comment réussir ce tour de force pour éviter que la solution ne se transforme en problème ? Je pense qu’il y a plusieurs réponses à cette question.

Photo à la une : L. Couture

Se débarasser de la pelouse : tout un défi à relever ! D’abord, ça dépend du terrain que l’on habite : grand, moyen ou petit ; de son exposition à la lumière : plein soleil, semi-ombragé ou ombragé ; et bien entendu, de sa zone de rusticité.

L’EXPÉRIENCE DIVERSIFORMES

Au début, il y a une trentaine d’années, l’emplacement des Jardins diversiformes ressemblait à un terrain de golf. Rapidement, nous avons réalisé que la pelouse, à part les magnifiques pissenlits, avait des avantages.

L’herbe, en effet, on peut aisément marcher dessus et ça se régénère continuellement, malgré des hivers rigoureux ou des périodes de sécheresse. De plus, un tapis de graminées, c’est une sorte de capteur d’humidité.

Ainsi, au fil du temps, en aménageant des plates-bandes et des potagers, nous avons confié à la pelouse un rôle important, mais tout de même secondaire, celui de se transformer en sentiers.

Ainsi, nos aires de pelouse sont devenues parties prenantes d’un réseau de sentiers qui nous permet de circuler à travers l’ensemble des Jardins en invitant notre regard à découvrir ce qu’il y a plus loin.

Au fur et à mesure que les Jardins sortaient de terre, ces sentiers ont ajouté une part d’esthétisme, en leur apportant de la perspective et en soulignant la géométrie de l’ensemble.

Encore aujourd’hui, les sentiers qui ceinturent les différentes plates-bandes les mettent en évidence, tout en les rendant facilement accessibles : bref, on peut en faire le tour, ce qui est fort utile pour le sarclage.

Notre pelouse, agrémentée de trèfle et de quelques mauvaises herbes, n’est pas traitée à l’insecticide (chimique ou bio). Voilà en gros les choix que nous avons faits pour faire la paix avec la pelouse qui, par le fait même, est devenue un des éléments de composition de nos jardins.

De plus, chaque printemps, nous attendons avec impatience de voir le sol empaillé des sentiers passer au vert tendre : signe infaillible que les beaux jours sont de retour.

PARTERRE ET PELOUSE

Ne plus entendre la tondeuse : le rêve de tant de propriétaires ! Il est certes toujours possible de remplacer un parterre par une série de plantes ou d’arbustes qui demandent peu de soins, tels que les sédums, les hémérocalles, les pavots vivaces, les hydrangées, les potentilles. Mais cela reste toujours une entrée dans l’inconnu.

Peu importe le choix que l’on fait, il faudra tôt ou tard apporter à ce réaménagement un minimum d’entretien et de suivi.

L’idéal est certes de réussir un aménagement agréable pour l’œil et le ventre, du début du printemps à la fin de l’automne ; un aménagement paysager et horticole qui joue sur les couleurs et les hauteurs des plants.

Une composition paysagiste que viendra peut-être compléter une graminée du style calamagrostis strictus, pour ajouter à l’ensemble un peu de verticalité.

LE DÉFI DE COMPOSER AVEC LES COUVRES-SOL

Ou encore, on rêve de remplacer simplement la pelouse par des couvre-sol, en ayant recours par exemple à de la pervenche, du lamier, du thym rampant, de l’orpin rupestre « Angelina », du bugle ou de l’aegopode (pour les plus courageux).

Cela peut être spectaculaire, mais encore ici, toutes ces plantes exigent leur part de soins.

C’est le cas du thym rampant : après quelques saisons, on devra à coup sûr le sarcler, pour empêcher qu’il ne soit envahi par toutes sortes d’herbes.

Donc, les solutions de rechange proposées à gauche et à droite ont aussi leur part d’exigence et un autre type de travail n’est jamais très loin, car n’oublions pas que les couvre-sol, pour la plupart, sont assez envahissantes.

Dernière observation à propos d’un aménagement composé de végétaux rampants, au risque de me répéter : on peut difficilement marcher sur ces tapis multicolores, comme on le fait si simplement sur de l’herbe.

TROUVER SA VOIE, EN DEHORS DES SENTIERS BATTUS

Même si c’est à la mode, il n’est donc pas évident de remplacer la pelouse et il faut se demander avec quoi le faire exactement. En horticulture, rien n’est simple, que ce soit pour un parterre urbain ou pour un jardin.

Une piste inspirante consiste à observer ce qui pousse déjà bien autour de sa maison, dans son quartier, et d’y puiser des réponses, des idées qui sont adaptées d’abord à son propre environnement.

Être le plus écologique possible, investir un minimum d’efforts pour un rendement maximum, choisir des plants adaptés à son milieu, voilà tout un défi !

Le premier pas pour faire de cette activité un moment de création en non une interminable corvée est d’être en parfaite harmonie tant avec l’approche horticole que l’on adopte, qu’avec le terreau du lieu où l’on se trouve.

Alors, bon jardinage et… bon tondage !

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Louis Couture

Les Créations Diversiformes

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