SURVOL – Automne 2016, notes d’ateliers… 

Récemment, les ateliers de peinture nous ont amenés à choisir comme déclencheurs des images de statues de l’Antiquité.

Le but était de donner vie à un sujet qui de prime abord nous semble inanimé. Nul autre que le peintre Giorgio de Chirico ne pouvait mieux nous accompagner dans cette aventure !

Photo à la une : Chant d’amour (fragment noir et blanc).

UNE JEUNESSE COSMOPOLITE

De Chirico (1888 – 1978) a vécu sa jeunesse en Grèce où il fait ses premiers pas en dessin et en peinture. Né de parents italiens, il ne connaîtra l’Italie qu’à dix-huit ans, après la mort de son père. Il sera néanmoins toujours considéré comme un peintre italien.

Comme bien d’autres peintres de cette époque, on peut dire que c’est un artiste qui a connu une vie tout à fait cosmopolite.

À partir de 1906, il séjournera quatre ans en Allemagne pour y étudier. On le retrouve alors à l’académie des beaux-arts de Munich.

Ce sera pour lui une période charnière de son apprentissage, au cours de laquelle il sera influencé par la philosophie allemande et par les peintres Arnold Böcklin et Max Klinger.

Puis, ce sera Paris où il s’installe en 1911. Après des années de va-et-vient entre l’Italie, l’Amérique et la France, il se fixe définitivement à Rome en 1944.

VERS UNE PEINTURE MÉTAPHYSIQUE

Dans son œuvre, De Chirico s’aventure à transformer une scène apparemment normale en une vision surréelle, ou vice versa ; il aime susciter une sensation extraordinaire de mystère tout en adoptant un style apparemment descriptif.

Comme dans son tableau Chant d’amour (voir la photo à la une), il aura souvent recours au potentiel des statues classiques et des mannequins à qui il donnera vie dans des compositions énigmatiques. Ainsi, ces sujets inanimés deviendront dans ses tableaux de véritables personnages.

Dans sa série des Places d’Italie, De Chirico nous suggère une perspective basée sur l’imaginaire et non le réel : ainsi, les perspectives tordues et multiples qui donnent le vertige seront sa marque.

Ses scènes architecturales présentent souvent des compositions très théâtrales : ainsi devant ses tableaux, on se retrouve plutôt dans un décor de théâtre que dans une scène urbaine.

DE CHIRICO, PRÉCURSEUR DU SURRÉALISME

Proches des mouvements d’avant-garde, De Chirico aura pourtant recours tout au long de sa vie à une iconographie très personnelle et, faisant fi des modes en vogue, il développera un style qui lui est vraiment propre.

Sa peinture, dite métaphysique, offre une sensation qui nous laisse au-delà du réel, comme face à une énigme.

De Chirico est considéré comme étant un des précurseurs du mouvement surréaliste qui occupera les devants de la scène artistique durant les années 1920. On retrouve d’ailleurs des accents de Giorgio de Chirico tout au long de l’œuvre du peintre René Magritte.

De Chirico, un artiste à découvrir…
http://www.histoiredelart.net/courants/la-peinture-metaphysique-14.html

Chant d’amour, 1914, huile sur toile, 73 x 59,1 cm. Museum of Modern Art, New York.

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Louis Couture

Les Créations Diversiformes

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