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Lorsque les Jardins diversiformes ont les bleus printaniers…

SURVOL – Que peut faire un jardinier aux prises avec un printemps tardif ? Peut-être, apprendre à composer avec lui, tout en cultivant la patience…

Photos : L. Couture

Le printemps 2019 aura été assez imprévisible. On s’attendait à plus de chaleur, de luminosité, sans parler de ces interminables inondations qui ont touché l’Outaouais et plusieurs autres régions. Tant de citoyens désemparés sont devenus du jour au lendemain des sinistrés climatiques.

Juste autour de nous, les changements sont de plus en plus présents dans nos saisons : les automnes sont tardifs et le réveil printanier se fait attendre. Et que dire de ces orages de plus en plus inquiétants ?

Depuis quelques années, j’ai observé comment les Jardins diversiformes réagissaient à leur façon à cette nouvelle réalité. Ce qui pousse bien entendu tout jardinier à changer ses habitudes.

GRAND MÉNAGE ET GRAND SECOUAGE

Avril et mai ont été des mois de grand barda dans nos jardins. Entre deux ondées, dès que le soleil se montrait le bout du nez, le moment était propice pour sortir dehors et jardiner. Bien emmitouflé, le truc était de bouger le plus possible pour déjouer l’humidité persistante.

Tout un branle-bas de combat qui n’avait rien de vraiment compliqué : un sarclage intensif, la transplantation de vivaces, la réorganisation de certaines plates-bandes, l’élagage de branches superflues.

Aussi, c’était le moment tout désigné pour râteler en surface la pelouse des sentiers, en récupérant les dernières feuilles d’automne et le chaume, afin d’intégrer cette matière à nos plates-bandes.

Sans oublier d’épandre ici et là – comme autour de la rhubarbe – le compost de cuisine accumulé durant l’hiver.

Ces ajouts de végétaux en décomposition enrichissent la vie organique du terreau, le gardent humide et le protégent des intempéries. Ici, grand ménage rime avec grand retour organique.

LE TROIS-DENTS

Et je n’étais pas seul à me démener. Voyez sur les photos, comment l’ami Lejardinier s’activait également ! À chaque fois, il était bien armé de son instrument aratoire préféré, son fameux trois-dents (ou si vous préférez : un sarcloir).

Ah ! Le trois-dents ! Cet inséparable outil révolutionnaire, hérité de son enfance sur la ferme à Lejeune. L’ami du terroir, le bâton du pèlerin, qui l’accompagne pour désherber l’intérieur des plates-bandes.

Un outil à manche long qui permet de mieux déraciner les mauvaises herbes, tout en travaillant debout. Et, avouons-le, à une certaine période de la vie, le trois-dents s’avère être la béquille idéale et un grand ami de la colonne vertébrale !

 

DE MAUVAISES HERBES : VRAIMENT ?

Des mauvaises herbes qui, soit dit en passant, n’ont rien de vraiment « mauvais », sauf dans notre tête et surtout dans notre culture.

Des végétaux qui ont plutôt le malheur de ne pas être à la bonne place, au bon moment. Pourtant, Lejardinier leur a toujours gardé un rôle de choix dans son approche du jardinage, au lieu de les confier systématiquement au compostage municipal.

Comme nous l’expliquons souvent à nos visiteurs : après avoir bien secoué cette matière pour en dégager la terre, on la laisse sur place dans les plantes-bandes.

Elle fera un excellent compost. Donc, on redonne directement au sol ce qu’il a produit. C’est une autre façon de le remercier pour tant de générosité.

CHAUME, PAILLIS, CRÉATION

De mon côté, cette période d’attente m’a aussi permis de déchiqueter les graminées de l’été dernier (de la famille du miscanthus). J’en fais un précieux paillis qui ceinture certaines de mes installations.

Puis souvent, lors des nombreux jours de pluie, je revisite mes projets de création et mes concepts picturaux : idée de ne pas perdre la main et de présenter quelques nouveautés, lors de nos prochaines visites de jardins. Et justement, puisqu’on en parle…

VISITES DES JARDINS : ENTRE VIRTUEL ET RÉEL

En ce début de juin, nous réalisons que la floraison n’est pas suffisamment au rendez-vous, alors les visites de Jardins diversiformes sont reportées… au fil du temps.

D’ici à ce que nous vous accueillions à nouveau, nous vous proposons des visites virtuelles sur les pages de ce blogue Diversiformes et de Facebook. Le tout, sous forme de photos, de nouvelles et d’explorations récentes. Alors, à bientôt !

Déchaumer...

Déchaumer ; le déchaumage ; la chaumière…

LE CHAUME : Tige creuse des céréales, notamment la partie qui reste sur pied après la moisson. Couper le chaume.

Paille utilisée autrefois pour couvrir le toit de certaines maisons rurales. Toit de chaume.

Les chaumes : champ où le chaume est encore sur pied.

Merci au dictionnaire Antidote !

Une photo prise un 30 mai, il y a neuf ans. Quelle différence, si on compare à la même date en 2019 !

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