SURVOL Le livre « Une Odyssée : un père, un fils, une épopée » de Daniel Mendelsohn, publié en 2017, est une descente, une épopée, un voyage au coeur de la vie elle-même. C’est une invitation à lutter, chercher, trouver, sans jamais céder, dit Ulysse. L’Odyssée d’Homère est la célébration de l’instinct de vie sur celui de la mort. 

Photos : Lejardinier, L. Couture, G. et H. Paradis 

New York. Daniel Mendelsohn est professeur de littérature classique au Bord College. Son prochain séminaire d’hiver porte sur l’Odyssée d’Homère, une oeuvre s’inscrivant au fondement même de la littérature occidentale écrite au 3e siècle avant notre ère. Et Daniel compte bien transmettre le goût de cette lecture à des teenagers (de seize à dix-huit ans).

À sa grande surprise, Jay, son père de quatre-vingt-un ans, un mathématicien reconnu qui souhaite parfaire ses connaissances en grec, s’inscrit à ses rencontres académiques. Dans la foulée de ce séminaire, Jay voyagera par la suite en Grèce avec son fils Daan, sur les traces du mythique Ulysse et de l’Odyssée. Père et fils souhaitent refaire le trajet emprunté par Ulysse. Comme Télémaque, le fils d’Ulysse, l’auteur questionnera son propre rapport au père, les dits et les non-dits. L’amour. La famille. L’éducation. L’identité. Le vieillissement. La maladie et la mort.

Qui dit famille, ne dit pas nécessairement le monde entier. Car toute généalogie n’est pas que physique, transmission intraparentale. Elle est également transmission intellectuelle, allant bien au-delà des acquis familiaux. Les mentors, les personnes ayant été significatives en cours d’éducation jouent un rôle indéniable comme pères substituts. À tel père, tel fils ? Pas toujours !

L’éducation s’inscrit dans un processus physique et intellectuel de développement. Les maths, comme les mots, ne peuvent effacer les doutes en matière d’apprentissages. Ce que nous avons en tête, notre bagage de connaissances, influence la façon que nous entendons et voyons les choses. Nous apprenons à tout âge. À bon enseignant, bon parent.

Les difficultés rencontrées n’ajoutent pas de valeur aux apprentissages. Préférer l’explication à l’intimidation. Grandir : aller à la découverte de soi et du monde.

La pensée et la composition circulaire qui juxtaposent en un seul moment le présent, le passé et le futur sont l’antidote à la ligne droite, froide, sans anecdote, sans mouvement. Voyager, jouir de la vie.

Découvrir son identité, c’est découvrir les traces que nous avons enregistrées sur notre corps et notre esprit. Le monde est à celui qui se donne la peine de l’apprivoiser, de le découvrir, de le comprendre. Notre force, notre capacité intellectuelle est proportionnelle à l’enracinement physique et émotionnel que nous éprouvons.

Nous sommes les héros de notre propre identité. Chacun a son talon d’Achille. Avancer vers l’avenir, faire la paix avec son passé.

Les religions, les rituels, les protocoles ne peuvent tenir lieu de vérités. On peut croire toute sa vie en quelque chose et se tromper sur toute la ligne. Il est faux d’affirmer qu’il y a une signification en tout et sur toute chose.

À l’intérieur du couple, les blagues, l’humour, les souvenirs, les partages, les projets contribuent à la construction d’une intimité. Ils survivent à la beauté et au sexe; ils sont indestructibles. On ne peut voler les souvenirs. Le couple partage une communauté d’intérêts et de goûts qui lui sont propres.

La mort met un terme à la vieillesse. C’est le temps d’entrer chez soi, mettre un terme à la vie, à l’incertitude ou à la conscience. En soi, la mort n’est rien. Pire que zéro.

Inoubliable instant archéologique !

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Louis Couture

Les Créations Diversiformes

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