Mise à jour : janvier 2026
Photos : Louis-Georges

Les Jardins diversiformes et l'hiver : la saison idéale pour... • Réfléchir • Dialoguer • Écrire • Phographier • Explorer • Créer • Rêver • Partager...

En ces mois de froidure, il arrive souvent qu’on se pose la question sur la meilleure façon de composer avec « l’interminable » hiver.

Même si j'ai la certitude d'avoir tranché la question, Louis succombe toujours à la tentation de demander à la saison des glaçons : « AMIE OU ENNEMIE ? ».

Voici un de mes dialogues imaginaires inspiré de nos dialogues bien réels...

Lejardinier

LOUIS COUTURE : Pour plusieurs, l’hiver est une « sale » saison ! Mais, avouons-le mon cher ami, il y en a comme toi qui réussissent malgré tout à très bien survivre dans un monde de verglas et de glace !

LEJARDINIER : Si nous regardons notre saison hivernale québécoise, en faisons son autopsie, qu’observons-nous ?

Un hiver de plus en plus tardif où la période automnale s’échelonne bien au-delà des coloris précédant la première neige.

Notre vie intérieure et extérieure, nos Jardins diversiformes semblent être en jachère, en attente, durant cette longue période monochrome.

Quelques feuilles rouillées persistent malgré tout sur les lilas et les frênes dans nos jardins ici et là. Le degré d’exposition des écosystèmes à la lumière est de moins en moins long.

Bref, un sentiment de grisaille, de lourdeur ou de fatigue semble nous envahir comme si la nature voulait nous préparer à l’imminence d’une saison hors du commun avec sa première neige à bonhommes : une occasion unique pour que jeunes et moins jeunes partagent un brin de folie.

Une saison où la nature a le pas sur le meilleur des jardiniers; une vie mettant un nouveau manteau sur la vie elle-même.

Bien dit ! Mais, un manteau souvent embarrassant et pas très chaud !

Généralement collante au début, la première neige hivernale recouvre espaces, sentiers, chemins, collines, montagnes et… jardins.

Elle donne aux arbres, sapinages, bosquets et branchailles un air de vacances à la montagne. Elle fait des sapins de véritables arbres de Noël.

Les statues et structures des jardins revêtent un charme inusité. La nature sculpte à nouveau nos écosystèmes.

Cette neige fondante prend des allures féériques, givrées, donnant naissance à ce que j’appelle nos Jardins de givre. Véritables tableaux de la nature. Éphémères et diversiformes.

C’est un musée à ciel ouvert où y sont exposées nos plus belles productions tachistes, impressionnistes. C’est l’émergence d’une nature devenue création poétique.

C’est vrai ! Plus d’une fois en cours d’hiver, je suis le premier à te dire qu’on a affaire à des moments poétiques, artistiques, mais…

Mais, il ne devrait plus y avoir de « mais » ! Ce sont de vrais moments magiques en terre québécoise. En hiver, le givre est aux jardins ce que la verdure est à l’été et les couleurs chaudes à l’automne.

La neige, les glaçons, les cristaux multiformes d’un blanc-bleu viennent transfigurer, ensoleiller notre froidure hivernale, notre terrienne condition.

Bon enfin… Si j’ose te le demander… Mais, n’es-tu pas déçu dans ton for intérieur que les pauvres jardiniers que nous sommes y soient pour si peu de chose ?

Louis, ici les jardiniers du monde doivent s’incliner, céder le pas devant cette naturalité créatrice, en reconnaissant leur fragilité, leur peu d’imagination.

Avec la neige, la glace, les verglas et les intempéries, la nature se fait jardinière de la vie elle-même.

Elle embellit, esthétise nos jardins intérieurs et extérieurs. Mais, ce n’est pas tout, de tout son poids, l’hiver écrase et composte, les brindilles, les herbes folles, les feuilles de l’automne, en vue de nourrir une verte nature qui reprendra ses droits le printemps venu.

Plus que saleté, malheur, la nature hivernale se fait pureté et beauté créatrice. Elle poursuit son oeuvre de vie sous ou sur son épaisse couette blanche.

Les mulots signalent leur présence sous la neige, les écureuils redécouvrent leur garde-manger, les lièvres imitent la nature en épousant la blancheur des lieux, les tourterelles se font duo mélancolique en se réchauffant sur les fils électriques…

Et à bien y penser, que seraient nos hivers sans la chaleur d’une vie intérieure, sans la création, la photographie, le cinéma et sans nos éternelles randonnées dans nos Jardins de givre ?

JARDINS DE GIVRES.
Une de mes explorations
photonumériques préférées !

LES JARDINS DIVERSIFORMES ET SON PALMARÈS DE LA FLORAISON

EN HIVER, dans les Jardins diversiformes

Place à l’hiver et au bruissement perpétuel du vent dans le feuillage doré des chênes !

Place aux sentiers enneigés et aux dix mille pas quotidiens !

C’est aussi le moment de regagner son jardin intérieur, avec ses réflexions, ses créations et ses nouveaux projets !

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