Espace cosmos 

SURVOL – Depuis déjà quelques années, les Jardins diversiformes ont vu l’ajout de plusieurs structures faites à partir de divers matériaux, organiques et autres.

Elles sont le résultat d’un long processus et leur présence a tout à voir avec la réflexion écologique qui plane sur notre époque.

Photos : L. Couture

Depuis déjà quelques années, les Jardins diversiformes ont vu l’ajout de plusieurs structures faites à partir de divers matériaux, organiques et autres.

Elles sont le résultat d’un long processus et leur présence a tout à voir avec la réflexion écologique qui plane sur notre époque.

STATUES ET STRUCTURES

Curieusement, ces constructions accompagnent vraiment bien les personnages mythologiques, bibliques et civilisationnels représentés dans les Jardins, sous forme de statues.

OBSERVATION ET CRÉATION

Jour après jour, nos Jardins nous entraînent à les observer, à les contempler, et, ils comblent un désir de vivre dans un environnement où nature et culture se conjuguent à chaque détour. Nous prenons vraiment goût à apprendre de ce dialogue qui s’installe au fil du temps, entre le contemporain d’hier et celui d’aujourd’hui.

Bien entendu, ces structures ne sont pas des sculptures à proprement parler, ce sont plutôt des créations spatiales composées de parties modulaires liées harmonieusement entre elles. Aussi, en raison des divers matériaux qui les composent, elles ont su trouver un équilibre entre l’éphémère et le durable.

RÉCUPÉRATION ET ACCESSOIRES

Leur raison d’être découle de mon désir de donner un rôle créateur à certains éléments qui, tôt ou tard, semblent superflus dans un jardin.

Je pense ici aux pierres des champs et aux galets, trouvés dans le sol lors de nos travaux de jardinage ; aux troncs d’arbres qui s’accumulent après les élagages ; je pense aussi aux bois de miscanthus floridulus que l’on cueille en fin de saison, etc.

Je me suis longtemps demandé comment et surtout quoi créer avec et à partir de ce que l’on considère trop souvent comme étant des « rebuts » de la nature.

Certes, lorsqu’on pense à créer un jardin, on pense d’abord à un plan d’ensemble avec des plantes, des plates-bandes, de la pelouse, des sentiers, des arbres et arbustes, et, on imagine une certaine floraison; mais, pour ce qui est des éléments cités plus haut, on ne sait pas trop quoi en faire, à part s’en débarrasser.

Ceci dit, nous apprécions aussi la cueillette des matières compostables organisée par la Ville de Gatineau. C’est là certes un service indispensable, auquel pourtant nous avons recours personnellement seulement en dernière instance.

En effet, nous essayons de tout réutiliser sur place. Ainsi, la matière n’engendre-t-elle pas la matière et parfois même des structures ?

Pour ma part, je souhaitais aller plus loin dans la récupération de ces éléments et l’idée de créer des structures a fait son chemin, mais très lentement.

 

C’est, sans contredit, l’achat d’un rouleau de grillage galvanisé qui a servi de déclencheur à la matérialisation de cette intuition.

Le potentiel de ce matériau m’inspirait énormément. Ses qualités, sa flexibilité, sa résistance et surtout sa transparence, me permettaient de mettre fin à une sorte d’éparpillement des éléments secondaires du jardin. Le grillage métallique ouvrait alors la voie à leur réhabilitation, à la composition, au concept et à une forme de recycl’art vert.

HORIZONTALITÉ ET VERTICALITÉ

Jusque là, mes tentatives pour utiliser les galets avaient connues peu de succès. Bref, il fallait penser, non plus à un concept à l’horizontale*, mais plutôt à une solution à la verticale, et, c’est justement ce que le grillage me permettait de faire.

Parmi les éléments qui composent mes structures, il y a donc les galets, les pierres des champs, le bois de miscanthus, les troncs de lilas, les branches de noisetier d’Amérique, les coquillages ; et depuis l’été 2016, des cônes d’épinette ont pris du service, je parle ici de ce que nous avons l’habitude d’appeler familièrement « cocottes ».

Enfin, pour la stabilité de ces constructions, sont venus s’ajouter des accessoires, tels que les pierres à patio et la poussière de roche. La toile géotextile, que nous avons peu à peu éliminé de nos plates-bandes, s’avère parfois encore utile.

Bref, le résultat valait les efforts : les structures diversiformes demandent peu d’entretien ; on peu facilement les restaurer et elles traversent bien l’hiver : recouvertes de neige, elles sont majestueuses !

Je vous invite également à lire dans ce blogue l’article de l’ami Lejardinier intitulé Espace, temps et jardins pour mieux connaître les différentes statues de nos Jardins qui représentent des figures mythologiques qui ont marqué notre culture.

* Mes plages : une approche à éviter...

J’avais par le passé créé des amoncellements de galets et de pierres, le long de plusieurs plates-bandes. Le tout reposait sur de la toile géotextile.

J’appelais ces installations Mes plages et c’était, je l’avoue, assez réussi ! Néanmoins, au bout de quelques étés, ces premières compositions « à l’horizontale » apportaient leur lot de problèmes techniques insurmontables.

En effet, avec l’alternance des saisons, l’humus se reformait et s’accumulait assez rapidement sur la toile géotextile et la repousse des herbes reprenait de plus bel entre les roches, avec comme conséquence l’impossibilité de sarcler aisément sans devoir tout démonter et refaire par la suite.

Mes plages : belles, mais peu durables !

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Louis Couture

Les Créations Diversiformes

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