Depuis quelques années, il faut cultiver la patience pour profiter de la magie du coloris automnal. En Outaouais, comme dans plusieurs régions du Québec, c’est comme si le rendez-vous avec les couleurs éclatantes, était repoussé au début d’octobre. En attendant, il y a tout de même beaucoup à apprendre de septembre.

Dans nos activités de jardinage, nous commençons déjà à préparer les alentours pour un autre hiver et surtout nous planifions les Jardins diversiformes pour l’année prochaine. Nous notons les transplantations à effectuer en octobre ou tôt au printemps : sans pour autant oublier de profiter du bel automne. En effet, il y a encore tant à voir et à observer.

Asters et graminées

Côté floraison : septembre peut compter sur les variétés d’asters. Avec leurs nuances pourprées, cette plante prolifique vient mettre de la vie dans les plates-bandes. Depuis quelques années, nous avons pris l’habitude de la rabattre fin juin, afin qu’à l’automne, elle soit bien droite sans avoir recours à un tuteur. On coupe alors au sécateur approximativement un tiers de la tige.

Puis, il y a les graminées qui à leur façon sont en floraison. Elles ont atteint leur hauteur maximale et leurs plumes s’amusent à balayer le ciel bleu. Cette année, la miscanthus Huron est en beauté, mais il faut prélever une partie des « plumes » pour s’assurer que le plant ne s’écrase pas sous la pluie. Parfois, un tuteur s’avère indispensable. Voilà une graminée qui demande à être divisée assez souvent, tout comme la calamagrostis acutiflora ‘Karl Foerster’, à l’allure de blé, qui en ce moment est tout aussi superbe qu’en juin.

POUR UNE FLORAISON TARDIVE…
voici quelques suggestions de plants

L’aster de la Nouvelle-Angleterre et l’aster buissonnante sont des ajouts indispensables.

Quelques variétés d’hibiscus vivaces, aiment aussi septembre.
La sauge de Russie (Perovskia atriplicifolia) nous offre le même spectacle bleuté qu’en été.

Du côté des plantes décoratives, le sédum spectabile ‘Brillant’ est roi avec sa superbe floraison rougeâtre qui fait le bonheur des bourdons.

Il y a aussi les nombreuses variétés de graminées qui se plaisent en Outaouais et dont nous avons fourni une liste dans l’article Ah ! Le mois d’août !

Les arbres et arbustes jouent aussi un rôle important en automne : je pense ici aux hydrangées paniculées et aux sorbiers des oiseaux garnis de leurs fruits rouges.

Le Paulownia tomentosa est vraiment un cas à part : à le voir, on ne sait pas trop si c’est un arbre ou une plante géante aux larges feuilles. Il repart à zéro au printemps, à partir d’un tronc central. Très droit, il a la structure d’un plant de tournesol. Cet arbre qui survit dans le sud du Québec est originaire du nord de la Chine et de la Corée.

Et les fleurs sauvages

Comme je me plais à le rappeler souvent : en avoir une, c’est en avoir mille… La verge d’or profite du début septembre pour nous offrir sa lumineuse floraison jaune. Nous lui réservons quelques places de choix dans nos jardins.

Il en va de même pour l’asclépiade commune dont le feuillage et les capsules remplies de plumes soyeuses sont très décoratifs. Aussi, c’est un plant indispensable à la survie du papillon monarque.

Il faut aussi rappeler que l’aster dont nous avons parlé dans cet article est souvent considéré comme une plante sauvage.

Je me demande déjà si octobre réussira à nous faire oublier septembre.

Poséidon en automne
Photo à la une : Lejardinier

Miscanthus zébrinus  •  Photo : L. Couture

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